| Anti-inflammatoires ou antibiotiques?
Chers investisseurs,
Alors que 2010 séclipse, soulagement et satisfaction envahissent une grande partie des acteurs
de marché. Lannée pour beaucoup aura été somme toute bonne. Principalement la
crise globale fait partie du passé, léventualité dune replongée est
désormais écartée et lEurope, grâce au bon vouloir de lAllemagne et du
FMI est stabilisée. Les marchés actions des pays développés et émergents,
les obligations souveraines et dentreprises ainsi que les matières premières ont poursuivi
leur rebond. Ainsi se complaisent maints acteurs. En oubliant les fortes volatilités de mai et
août, leurs causes et leur probabilité de récurrence.
Paisible contexte au sein duquel alpha212 ne parvient guerre à trouver calme et tranquillité.
Et ce malgré une année où la performance du compte de référence a largement
excédé expectatives et objectifs, tant en terme de performance quen terme de (faible)
downside volatility.
Les sévères problèmes structurels exposés au grand jour lors de la crise de 2008, nont,
à notre avis, pas encore trouvé de solution durable. Au cœur de ce déséquilibre structurel,
des pays développés surendettés, lentement conduits à une insolvabilité dont le spectre
mène à une crise de liquidité. Typiquement les problèmes de liquidité peuvent être
résolus par une forte -voire démentielle- injection de liquidité. Cependant, les problèmes de
solvabilité, ne sont pas guéris par un excès de liquidité, ils ne sont que reportés
à plus tard. Le remède final ne peut venir que de deux source, soit le défaut (total ou partiel) du
débiteur, soit compétitivité, croissance et forte génération de cash du débiteur.
Or, tant dans le secteur privé américain en 2008 que dans le secteur souverain européen en 2010,
les ordonnances prescrites ne contenaient quanti-inflammatoires et point dantibiotiques!
Dans ce contexte, nous abordons 2011 avec circonspection et sommes prêts à croire que le patient peut courir un
100 mètres, peut-être un 400, mais certainement pas un marathon! Nous restons bullish sur le court terme, du fait
des liquidités (anti-inflammatoires) injectées par les pays développés, mais maintenons une
attitude plus bearish sur le long terme, et ce certainement jusquà ce que les désendettements nécessaires aient débuté. Sur le moyen terme, nous notons une série de risque à surveiller
attentivement: (1) les pressions inflationnistes dans les pays émergents, (2) la situation européenne qui
pourrait ne pas attendre 2013 pour se manifester à nouveau, (3) le miracle chinois à ne pas changer en mirage
chinois et (4) la fantastique ou dramatique bulle des matières premières -selon si vous vous considérez
spéculateur ou consommateur!
|